IDC France
 
 
 
Home Recherche Consulting Marketing Services
				  Conf&eacuterences Marketing Services
				  A propos d'IDC
 

Commerce électronique et infrastructure applicative : des besoins d'intégration évidents pour des choix technologiques, organisationnels et financiers qui le sont moins


Paris, le 31 mai 2002

Alors que les prémices du commerce électronique reposaient sur la mise en ligne d'un site Internet marchand - qui était, dans la plupart des cas, totalement indépendant du système d'information de l'entreprise - les problématiques auxquelles les entreprises sont aujourd'hui confrontées ont fortement évolué. La vision des entreprises n'est plus celle d'autrefois : il s'agit pour elle de mettre en place une solution à valeur ajoutée dont les objectifs reposeront sur la valorisation des canaux d'interaction avec les clients, partenaires et fournisseurs de l'entreprise, et dans un même temps sur l'automatisation des processus internes de l'entreprise.

Ainsi, d'une problématique isolée, le commerce électronique s'est peu à peu transformé en une problématique élargie à l'ensemble de l'entreprise : valoriser la stratégie commerciale de l'entreprise à travers un nouveau canal de distribution, Internet, n'est qu'une brique d'une stratégie globale d'optimisation des flux et d'automatisation des processus de l'entreprise. Après une première vague de commerce électronique en direction d'une cible grand public, les entreprises ont développé leur stratégie Internet vers une cible professionnelle : le commerce électronique BtoB a ainsi connu une croissance exponentielle en termes de volume d'échanges électroniques transitant vie le canal Internet

2001, l'année de rupture pour nombre d'éditeurs

Parallèlement, les acteurs proposant des plates-formes d'échanges électroniques, via des liaisons point-à-point, des solutions de eProcurement ou encore des places de marché électroniques, se sont fortement développés en termes de chiffre d'affaires et de capitalisation boursière jusqu'en 2000, avant de rencontrer des difficultés notables liées, d'une part, à un revirement conjoncturel important et, d'autre part, à des freins intrinsèques : le nombre et la nature des projets ont radicalement changé depuis cette période, l'euphorie pré-krach laissant la place à une période incertaine dont la conséquence majeure est un réajustement des ressources internes pour les acteurs en place.

Les éditeurs pure players, tels que Commerce One ou Ariba, ont été les premiers à souffrir de cette nouvelle donne autour des projets eBusiness. A titre d'exemple, l'éditeur d'origine américaine Commerce One a enregistré en 2001 une baisse de ses revenus licences de 41,4% par rapport à 2000 (année fiscale clôturée au 31 décembre). Le chiffre d'affaires d'Ariba a quant à lui plongé de 82% sur le premier trimestre de son année fiscale 2002 (clôturée au 31 décembre 2001) par rapport au premier trimestre 2001 (clôturée au 31 décembre 2000). Des résultats en baisse qui ont impliqué un réajustement des ressources humaines de bon nombre d'éditeurs et un repositionnement de leur business model.

Plusieurs questions restent alors en suspend : le revirement du marché et les désillusions rencontrées par les éditeurs en place signifient-ils un recul du commerce électronique, notamment dans les relations inter-entreprises ? Quels sont les freins intrinsèques, autres que ceux liés à l'évolution de la conjoncture économique, permettant d'expliquer la diminution du nombre de projets eCommerce et l'évolution de la nature des projets ? Quels sont les facteurs de reprise pour les acteurs proposant des solutions de commerce électronique ?

Des processus décisionnels en phase de mutation

Certes, la conjoncture économique défavorable, tant aux Etats-Unis qu'en Europe, joue un rôle important dans l'explication d'un tel revirement, une situation renforcée par l'incertitude quant à la reprise des investissements des entreprises, notamment les investissements liés aux technologies informatiques. Cependant, l'évolution de la conjoncture économique ne peut à elle seule expliquer la diminution du nombre de projets autour du commerce électronique, notamment BtoB. D'autant que, comme nous l'avons précisé précédemment, le volume des échanges électroniques, qu'ils soient BtoC ou BtoB, est une réalité et augmente chaque année de façon importante. Selon IDC, la valeur des échanges marchands BtoC a progressé de 90% sur la France en 2001, à près de 1,9 milliards d'euros.

Les entreprises sont aujourd'hui confrontées à de nouvelles problématiques IT qui ont un dénominateur commun : la rationalisation des infrastructures IT et la recherche d'un retour sur investissement positif à court et moyen terme. Face au ralentissement de leurs dépenses informatiques, les entreprises doivent aujourd'hui opérer des choix stratégiques portant, d'une part, sur la nature des projets qu'elles vont mettre en place et, d'autre part, sur les plates-formes technologiques qui accueilleront les solutions retenues. Ces exigences - rationalisation, ROI, nature des projets et choix technologiques pérennes - modifient les cycles de décision en matière d'investissement IT : alors qu'auparavant le modèle de décision reposait sur un cycle de type bottom-up, les entreprises tendent à se tourner progressivement vers un modèle de type Top-down (voir figure).

L'évolution du cycle de décision de l'entreprise en matière de projets IT


Source : IDC France 2002

Un nouveau modèle de décision qui doit être pris en compte par les éditeurs de solutions IT dans la mesure où il implique un changement radical dans l'approche commerciale des entreprises, notamment dans le cadre des projets eCommerce BtoB et BtoC dont les conséquences sur les processus de l'entreprise et sur son modèle organisationnel sont importantes.

Stratégie Internet/eCommerce des entreprises : les freins financiers, organisationnels et technologiques persistent

LLes éditeurs de plates-formes de commerce électroniques sont donc confrontés à une demande en phase de mutation. Dans un contexte de rationalisation des dépenses de l'entreprise, la mise en œuvre de nouveaux projets Internet/eBusiness souffre de freins à la fois financiers, organisationnels et technologiques :

- Freins financiers : outre le coût d'une solution logicielle permettant le développement d'une stratégie de commerce électronique BtoC ou BtoB dans le but d'optimiser les relations clients/fournisseurs/partenaires et d'automatiser une partie de leurs flux, les entreprises doivent faire face à des coûts en service d'implémentation et en développement spécifique qui peuvent représenter jusqu'à dix fois le prix d'acquisition des licences logicielles. Le besoin accru d'accéder au cœur du système d'information de l'entreprise dans le cadre de leur stratégie eCommerce (bases de données clients et fournisseurs, catalogue produits, stocks, production et logistique, facturation ...) est en outre complexifié par l'hétérogénéité des solutions et des environnements qui le constitue ;

- Freins organisationnels : La mise en place d'une stratégie eCommerce a des conséquences lourdes sur l'organisation interne de l'entreprise. A titre d'exemple, un projet eProcurement, dont la finalité est l'automatisation et l'optimisation des achats directs et/ou indirects de l'entreprise grâce au canal Internet, implique une réorganisation de la fonction achat de l'entreprise : rationalisation du nombre de fournisseurs, mise en place d'une stratégie d'achat globale plutôt que locale, nouveau rôle de la Direction Achat de l'entreprise ... autant de facteurs complexes qui reposent sur une problématique de politique interne plutôt que sur une problématique d'investissement technologique. Par ailleurs, le développement de projets IT transversaux est freiné par le cloisonnement des budgets entre les différents départements de l'entreprise

- Freins technologiques : Face à la complexité et à l'hétérogénéité croissante des systèmes d'information, un nouvel investissement IT d'envergure implique une réflexion approfondie quant au choix d'une plate-forme technologique adaptée aux problématiques actuelles et, plus difficilement, aux problématiques à venir : développement d'une solution spécifique, recours à une solution logicielle packagées de commerce électronique, mise en œuvre d'une solution étendue d'infrastructure ...

Après la mise en œuvre de nombreux projets Internet en 1999 et 2000, les entreprises sont entrées dans une nouvelle phase liée à la rationalisation de leur stratégie Web et, par extension, à la rationalisation de leurs équipements technologiques. La volonté de nombreuses entreprises est aujourd'hui d'homogénéiser leur stratégie Internet plutôt que de déployer de nouveaux projets qui viendraient accroître l'hétérogénéité et la complexité de leur système d'information. Cette phase de rationalisation, qui repose notamment sur l'intégration des plates-formes Internet au système d'information de l'entreprise, est dictée par la volonté d'optimiser les flux et les processus de l'entreprise. Les études menées par IDC montrent que de nombreuses entreprises privilégient, de manière croissante, la redéfinition de leur architecture IT autour d'infrastructures " standardisées " afin de favoriser l'inter-opérabilité applicative.

Plate-forme eCommerce : d'un marché best of breed à un marché tiré par les infrastructures ?

Alors que les frontières entre les différentes solutions technologiques intervenant dans la mise en place d'une solution eCommerce étaient jusqu'alors clairement délimitées, IDC constate une évolution majeure sur le marché des solutions de commerce électronique. Les fournisseurs d'infrastructure - sur lesquels les spécialistes du commerce électronique tels que Commerce One, Ariba, BroadVision et autres s'appuient - pénètrent le marché des solutions eCommerce à travers un spectre applicatif étendu : serveurs d'applications, gestion des catalogues, traitement des commandes, solutions de paiement, outils de workflow, fonctionnalités EAI, base de données.

Selon IDC, les fournisseurs d'infrastructures - qui disposent de nombreux avantages compétitifs par rapport à des acteurs de type Best of Breed - cherchent à répondre aux problématiques d'inter-opérabilité rencontrées par les entreprises dans la mise en œuvre de leur projet IT. Cependant, la diversité des briques logicielles qui composent les offres de chacun des fournisseurs laissent encore une place considérable à la logique d'intégration et aux solutions associées de type EAI.

L'intégration au cœur de la problématique IT : quelles perspectives pour les Web Services ?

Selon IDC, le développement du commerce électronique BtoB et BtoC est fortement corrélé à la maturité des environnements IT, notamment en matière d'intégration des plates-formes Internet au système d'information de l'entreprise. Basée principalement aujourd'hui sur une gamme d'outils de type EAI, cette problématique d'intégration va s'étendre peu à peu à une nouvelle catégorie " d'outils ", ou plutôt de services : les Web Services.

Les Services Web, qui peuvent être définis comme des services " machine-à-machine " basés sur les technologies Web, reposent sur ce qu'IDC nomme WCA (Web Services Architecture). WSA est une approche standardisée reposant sur la connectivité et l'interopérabilité dynamique des composants : les composants interagissent suivants des standards de connectivité ouverts tels que IP (Internet Protocole), SOAP (Simple Object Access Protocol) et WSDL (Web Services Description Language). Les services Web, qui permettent de décrire une fonctionnalité d'un composant applicatif ou d'une source de données de manière standardisée, peuvent être déployés pour construire une nouvelle application, intégrer des applications existantes, ou encore pour favoriser l'automatisation des processus métiers.

Capacité de déploiement et bénéfices potentiels des Services Web


Source : IDC France 2002

Indépendant des plates-formes matérielles et logiciels, les Services Web répondent aux problématiques d'hétérogénéité rencontrées par les entreprises. Après une première phase de déploiement dans un environnement 100% interne à l'entreprise (fonctionnalité de type EAI, automatisation des processus métiers), IDC estime que les Services Web participeront, à l'horizon 2004, à l'amélioration des relations commerciales interentreprises à travers une interopérabilité et une connectivité croissante entre les systèmes d'information.

Pour plus d'information consultez également le communiqué de presse Ecommerce.

A propos d'IDC

IDC est le premier groupe mondial de conseil et d'étude sur les marchés des technologies de l'information.

La structure conseil du groupe forme un réseau international de 700 consultants répartis dans plus de 50 pays. IDC fournit aux acteurs du marché de l'informatique et des télécommunications l'ensemble des prestations de conseil marketing nécessaires à la définition et la mise en œuvre de leur stratégie et de leur tactique.

/about/html/cp_ecomiap.htmlundefined


Pour plus d'information sur cette étude contactez :

Tel : 01 41 97 64 00 /
Fax : 01 41 97 64 01

 
Mailing list
IDC met à votre disposition un système d'email d'alerte qui vous permet de connaître les dernières publications d'IDC France (nouveaux communiqués de presse disponibles, nouvelles études, etc...). Pour recevoir dans votre messagerie email les annonces des prochains communiqués de presse, inscrivez vous sur le formulaire suivant.

 

 

A propos d'IDC | Contacter IDC | Privacy Policy | IDC dans le monde | Objectivity
Copyright 2008 IDC. Reproduction is forbidden unless authorized. All rights reserved. Trademarks | Terms of Use