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35% des entreprises européennes et 30 % des entreprises françaises
ont été confrontées au cybercrime en 2001
Paris,
le 12 Février 2002
Au cours du mois de juin 2001, IDC
a mené une
première étude pour le compte d'EDS sur la cybercriminalité auprès
de 250 entreprises. Il ressortait de cette étude un certain nombre
d'enseignements majeurs dont la faible prise de conscience des entreprises
vis à vis des problèmes de sécurité. Six
mois après, une enquête comparable menée auprès
de 350 sociétés , montre que l'environnement européen
a sensiblement changé. Les entreprises ont davantage pris conscience
de la vulnérabilité de leur système d'information
et 48% des directions générales, selon l'étude IDC/EDS,
souhaitent s'impliquer plus amplement sur les problématiques de
sécurité informatique pour 2002...
Pour le leader mondial des services informatiques EDS, la sécurité est
l'une de ses préoccupations majeures. " L'objectif du groupe est
de devenir le champion de la sécurité" commentait Dick
Brown, CEO d'EDS, lors du sommet mondial sur la sécurité réunissant
l'ensemble des experts EDS du 5 au 7 Février 2002. Pour Francis
Meston, Président d'EDS France, " La sécurité prend
une place de plus en plus importante dans la stratégie globale
d'évolution des systèmes d'information au sein de l'entreprise
et devient aujourd'hui autant l'affaire des directions informatiques
que celle des directions générales. EDS anticipe cette évolution.
Nous considérons en effet que l'intégration de la sécurité dans
le développement et la maintenance des applications commerciales
est devenue bien plus qu'une bonne stratégie d'entreprise, c'est
un impératif. "
La montée en puissance des directions générales
Votre direction générale a-t-elle
l'intention de plus
s'impliquer dans la
stratégie de sécurité de votre
entreprise en
2002 ? (pour les six pays)

Source
: IDC/EDS, 2001 (base : 350 répondants)
Une forte implication des Directions Générales
Les
résultats de l'étude montrent que 48,1% des directions
générales ont l'intention de s'impliquer davantage sur
les problématiques de sécurité informatique en 2002.
La principale raison en est la prise de conscience de l'importance et
du degré critique de la sécurité du système
d'information de l'entreprise. Il apparaît aussi que 58,7% des
directeurs généraux sont d'ores et déjà impliqués
dans la stratégie de sécurité et que 56,7% prennent
les décisions stratégiques concernant la sécurité informatique.
En analysant plus spécifiquement les résultats par pays,
on constate une certaine disparité dans cette intention de s'impliquer
dans la stratégie de sécurité de l'entreprise.
- 51,1% pour l'Italie,
- 50,9% pour le Royaume-Uni,
- 48,1% pour la France,
- 41% pour L'Espagne,
- 35% pour l'Allemagne
La Sécurité : un problème de
spécialistes
?
Alors que l'on constate que les directions générales
souhaitent s'impliquer plus amplement dans la problématique
de la sécurité,
paradoxalement, la sécurité reste pour 59,6% du panel,
un problème de spécialistes. Par ailleurs, 40% des entreprises
estiment avoir de fortes compétences en interne tout en n'ayant, à 54,5%
d'entre elles, aucune ressource interne dédiée à la
sécurité.
Une partie des entreprises européennes semble ne pas avoir encore pris
conscience des compétences requises afin d'assurer une sécurité optimale
du système d'information. Malgré la bonne volonté des
directions générales de s'impliquer davantage, les entreprises
européennes semblent sous-estimer les ressources nécessaires
pour créer un environnement sécurisé de qualité,
tant au niveau de ressources humaines qualifiées (avec des équipes
dédiées) que de moyens financiers conséquents. En France
par exemple, les investissements en matière de sécurité atteignent à peine
1,6% du budget informatique de l'Entreprise. Une vision optimiste sur la continuité de service
Le plan de continuité de service permet de disposer de garanties
techniques, financières et juridiques pour continuer à exploiter
son système d'information en cas de sinistre et ne pas mettre
en péril le bon fonctionnement de l'entreprise au regard d'une
problématique business.
Pensez-vous que votre entreprise est suffisamment
sécurisée
pour assurer
la continuité
de service ? (sur les six pays)

Source : IDC/EDS, 2001 (base : 350 répondants)
Les entreprises pensent être suffisamment sécurisées
IDC
estime que les entreprises, même si elles ont subi des problèmes
de cybercriminalité en 2001 et mis en place de multiples solutions
de sécurité, ne sont pas encore totalement conscientes
des efforts à engager pour assurer une continuité de service.
Si 78,8% des entreprises interrogées pensent que leur système
d'information est suffisamment sécurisé pour assurer la continuité de
service, c'est surtout parce que dans un certain nombre de cas elles estiment
avoir pris les dispositions nécessaires à une interruption momentanée
de leur système d'information (back-up, stockage, redondance des équipements ...).
Au sein de ces entreprises, plus de 2/3 (66,9%) d'entre elles ont mis en place
un plan de continuité de service. Pour IDC, au regard de la réalité et
du retour sur expérience que l'on peut avoir, ce chiffre paraît
relativement élevé. Or, aujourd'hui dans les entreprises, c'est
un peu comme le passage à l'An 2000 : beaucoup d'entreprises se déclarent
prêtes mais à tort au regard d'un examen plus approfondi de leur
SI.
Parmi les entreprises qui pensent être suffisamment sécurisées,
quelles
sont celles qui ont mis en place un plan
de continuité de
service ? (sur les six pays)

Source : IDC/EDS, 2001 (base : 350 répondants)
La nécessité d'un plan de continuité de
service
" EDS préconise que ses clients mettent en place
un plan de continuité de
service pour prétendre à l'excellence opérationnelle. " affirme
Etienne Busnel, Expert en Sécurité des Systèmes
d'Information d'EDS Answare. . " Les plans sont mis en œuvre à titre
préventif pour assurer la pérennité de l'entreprise
et pour éviter toute perte d'exploitation. C'est un élément
indissociable d'une politique globale de sécurité et fondamental
dans le processus de sécurisation du système d'information. "
Des systèmes d'information peu ou pas assurés
Votre entreprise possède-t-elle une assurance
pour son système d'information (sur les six pays)
Source : IDC/EDS, 2001 (base : 350 répondants)
Peu de contrats d'assurance
Moins du quart des entreprises interrogées
déclarent avoir
contracté une assurance pour leur système d'information.
- Seulement 18,6% des entreprises au Royaume-Uni,
- 19,7% des entreprises en Espagne,
- 21,3% des entreprises italiennes
ont contracté un contrat d'assurance pour leur système d'information
en 2001.
55,6% des entreprises interrogées affirment ne pas avoir de contrat
d'assurance. Ce résultat est alarmant et mesure la faible prise de conscience
des coûts engendrés par la cybercriminalité.
Assurance et plan de continuité
Quand on analyse les résultats
de l'étude, il ressort
que 73,8% des entreprises possédant une assurance ont aussi mis
en place un plan de continuité de service (contre 61,3% sur l'ensemble
du panel). Cela indique que les entreprises assurées sont plus
conscientes des différents moyens de protéger leur système
d'information.
Une personne dédiée à la sécurité
Sur
l'ensemble des répondants, 35,8% déclarent avoir au
moins une personne dédiée à la sécurité informatique.
Il apparaît que cette part passe à 48,8% pour les entreprises
possédant une assurance. Deux solutions sont envisageables : soit
les entreprises souhaitant s'assurer ont pris conscience de l'importance
de posséder une personne dédiée à la sécurité,
soit les sociétés les plus mâtures concernant les
problèmes de cybercriminalité (celles qui possèdent
des ressources spécifiques et qui font appel plus régulièrement à des
prestataires) sont aussi celles qui se tournent vers les assureurs.
De la même façon, 83,3% des entreprises qui possèdent une
assurance pensent avoir mis en place les solutions de sécurité nécessaires à la
continuité de service (contre 75,2% pour celles qui ne sont pas assurées).
Les sociétés qui disposent d'une assurance pour leur système
d'information ont, la plupart du temps, été soumises à un
audit de sécurité par un prestataire partenaire de l'assureur.
Il est donc normal qu'elles soient nombreuses à penser être convenablement
sécurisées pour assurer la continuité de services. Il
reste cependant environ 17% d'entreprises assurées qui ne pensent pas
ou ne savent pas si elles sont assez protégées pour garantir
la continuité de service. Cybercriminalité : état des lieux
Les entreprises qui ont subi au moins une attaque
de leur système d'information
en 2001 venant de l'extérieur de l'entreprise (sur les six
pays) 
Source : IDC/EDS, 2001 (base : 350 répondants)
35,2% des entreprises interrogées ont été attaquées
au moins une fois en 2001
Sur la base des résultats de l'enquête, il ressort que 35,2% des
entreprises interrogées déclarent avoir subi au moins une attaque
de leur système d'information durant l'année 2001. Au cours de
la première étude menée sur le sujet du cybercrime par
IDC pour EDS (entre le 13 juin et le 26 juin 2001), seulement 26,5% des entreprises
avaient déclaré avoir subi des problèmes de sécurité venant
de l'extérieur. Ce chiffre apparaît très élevé d'autant
que l'on sait que les entreprises ont plutôt tendance à minimiser
les problèmes de sécurité qu'elles rencontrent.
De plus, on constate dans les résultats de l'étude, qu'il ne
s'agit pas de problèmes ponctuels puisque près de 70% des entreprises
déclarent subir entre 2 et 5 attaques au cours de l'année. Francis
Meston, Président d'EDS en France, souligne " les résultats de
cette étude montrent que ce sont les entreprises les moins bien organisées
dans leur approche des problèmes de sécurité qui sont
les premières victimes ". 68% des entreprises ayant souffert de problèmes
de cybercriminalité en 2001 ne possèdent pas de responsable dédié à la
sécurité informatique.
La destruction des données est perçue désormais
comme un risque majeur
Après les virus (78,5% des réponses), les principaux sinistres
informatiques auxquels ont été confrontées les entreprises
interrogées sont les erreurs d'utilisation (pour 64,2% des répondants)
et les pannes internes (pour 37,5% des répondants).
Toutes les entreprises européennes partagent la même crainte à savoir
celle d'une destruction de leurs données. 63 % d'entre elles estiment
en effet qu'il s'agit d'un risque majeur. La perception de ce risque semble être
largement liée à l'effet du 11 septembre 2001 sur les entreprises
qui ont pris conscience de la vulnérabilité des systèmes
de sécurité dans leur ensemble et de leurs propres systèmes
d'information.
Les entreprises qui ont subi au moins une attaque de leur système
d'information en 2001
venant de l'extérieur de l'entreprise (par pays) 
Source : IDC/EDS, 2001 (base : 350 répondants)
Répartition de la cybercriminalité en
Europe
Quand on analyse les résultats par pays, on constate certaines disparités
de la cybercriminalité en Europe :
- 42,6% des entreprises italiennes ont été attaquées
au moins une fois en 2001
- 36,6% des entreprises espagnoles
- 30,3% des entreprises françaises
- tandis que seulement 28,8% des entreprises en UK déclarent avoir été attaquées
au moins une fois durant l'année 2001.
- L'Allemagne, quant à elle, présente le plus fort pourcentage
d'attaques venant de l'extérieur de l'entreprisse avec 51,7%
Les principaux sinistres informatiques rencontrés
Parmi les sinistres informatiques suivants, quels sont
ceux auxquels vous avez déjà été confrontés
? (sur les six pays) 
Source : IDC/EDS, 2001 (base : 350 répondants)
Les virus, les erreurs d'utilisation et les pannes internes apparaissent
sans conteste comme les trois sinistres identifiés les plus courants avec
respectivement 78,5%, 64,2% et 37,5% des réponses.
IDC note cependant dans les résultats de l'étude une disparité par
pays.
- En Espagne, les pannes internes sont plus fréquentes avec 70,5%
des réponses que les vols de matériel qui ne représentent
que 9,8% des sinistres rencontrés.
- En Allemagne, IDC constate que les erreurs d'utilisation sont les
sinistres les plus largement identifiés (après les virus) avec 73,3% des
réponses. Fait particulier, les entreprises allemandes interrogées
affirment ne pas avoir été confrontées à un
sinistre d'ordre physique en 2001.
- En Grande-Bretagne les erreurs d'utilisation ont été citées
par 54,2% des répondants contre 37,9% pour les vols de matériel.
- En Italie, les sinistres les plus fréquemment rencontrés
(en dehors des virus qui ont touchés 91,5% des entreprises de ce pays)
sont les erreurs d'utilisation et les erreurs de conception avec respectivement
70,2% et 48,9% des réponses.
Pour Etienne Busnel, Expert en Sécurité des Systèmes
d'Information d'EDS Answare (France), " Les entreprises européennes
se montrent très sensibles à la problématique de
la cybercriminalité comme fait extérieur venant perturber
ou détruire l'entreprise. Or, au regard des pratiques constatées,
les entreprises devraient être au moins aussi vigilantes vis-à-vis
des problèmes provenant de l'interne. Ces attaques, deux fois
plus nombreuses, sont aussi dommageables, voire plus que les attaques
provenant de l'extérieur. "
La méthodologie de l'enquête EDS/IDC :
Cette enquête a été conduite entre le 20 novembre et le
14 décembre 2001 par IDC, auprès de 350 entreprises dans six
pays (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne et Afrique du Sud).
Cette étude a été réalisée principalement
auprès des responsables informatiques (75% des personnes interrogées),
réseau (7,5%) et sécurité (5%). Le panel d'entreprises
interrogées est composé à 43,8% d'entreprises de plus
de 500 salariés et à 56,2% d'entreprises de 100 à 500
salariés. L'ensemble des secteurs d'activité était représenté dont
40,4% pour l'industrie, 14% pour les services et 18,3% pour le commerce.
A propos d'EDS :
EDS, leader mondial des services informatiques, apporte à ses clients
les éléments de conseil stratégique, de mise en œuvre
et d'hébergement qui leur permettent de surmonter les complexités
de l'économie numérique. EDS réunit les meilleures technologies
mondiales afin de répondre aux impératifs de ses clients, qu'elle
aide à dépasser les frontières, à travers de nouvelles
voies de coopération, à mériter la confiance de leurs
propres clients et à se placer sur la voie de l'amélioration
permanente. EDS, avec sa filiale de conseil en management A.T. Kearney, compte
parmi ses clients les plus grandes entreprises et administrations mondiales
dans 58 pays. En 2000, la société a réalisé un
chiffre d'affaires de 19,2 milliards de dollars. L'action EDS est cotée à la
Bourse de New-York (NYSE : EDS) et de Londres. Pour en savoir plus, retrouvez
EDS sur www.eds.com.
A propos d'IDC
IDC est le premier groupe mondial de conseil et d'étude sur les marchés
des technologies de l'information.
La structure conseil du groupe forme un réseau international de 700
consultants répartis dans plus de 50 pays. IDC fournit aux acteurs
du marché de l'informatique et des télécommunications
l'ensemble des prestations de conseil marketing nécessaires à la
définition et la mise en œuvre de leur stratégie et de leur
tactique. |